Les caméras 360 ont une particularité qui fait à la fois leur force… et leur fragilité : leurs objectifs. Pour capturer toutes les directions les deux objectifs ultra-grand-angle sont donc placés de part et d’autre du boîtier, ils dépassent largement de celui-ci et sont donc très vulnérables. Au moindre choc, grande frustration des utilisateurs car la caméra devait partir en SAV. Depuis l’Insta360 X5, l’utilisateur peut changer lui même l’objectif.

LE CHOC
Et lorsqu’on pratique régulièrement la photographie ou la vidéo 360°, la question n’est pas vraiment de savoir si un objectif sera un jour endommagé, mais plutôt quand.
Sur un appareil classique, l’objectif est généralement protégé par le boîtier ou un pare-soleil ou simplement par le bouchon. Sur une caméra 360, c’est tout le contraire : les objectifs sont volontairement très proéminents.
Une caméra posée un peu trop près du bord d’une table, une perche qui tombe, un choc contre un rocher pendant une randonnée, une caméra qui glisse sur le sol… Il suffit parfois de très peu de chose pour provoquer une rayure, un éclat ou un impact sur l’une des lentilles.
Une petite rayure sur un objectif n’affecte pas seulement une partie de l’image : elle peut devenir très visible dans le panorama final, notamment dans les zones fortement éclairées ou lorsqu’une source lumineuse se trouve à proximité.
Une caméra parfaitement fonctionnelle pouvait devenir pratiquement inutilisable à cause d’une simple rayure sur l’un de ses objectifs… c’est très frustrant pour le détenteur de la caméra.
Pendant longtemps, le remplacement nécessitait une intervention technique en SAV, avec les contraintes que cela implique : contacter le service après-vente, expédier la caméra, attendre le diagnostic et la réparation, puis attendre son retour.
Des exemples de situations dégradées, voir l’article impact sur lentille 360.
Pour un photographe qui utilise régulièrement sa caméra 360, cela signifie potentiellement plusieurs jours — voire davantage — sans son appareil.
Et lorsque la caméra est utilisée pour un voyage, un reportage ou un projet professionnel, cette immobilisation peut être particulièrement problématique.
LA RÉPARATION
Depuis l’Insta360 X5, Insta360 a adopté une approche intéressante : les objectifs extérieurs sont désormais conçus pour être entièrement remplaçables par l’utilisateur.

La marque propose un kit de remplacement comprenant notamment l’objectif de remplacement ainsi que les outils nécessaires à l’opération.
Le changement ne nécessite pas de démonter la caméra ou d’intervenir sur son électronique. Le remplacement s’effectue à l’aide des outils fournis dans le kit.
L’ancien objectif est retiré à l’aide de l’outil prévu à cet effet, puis le nouvel élément optique est positionné et fixé avec la bague dédiée. Le kit contient également une ventouse et des outils permettant de manipuler les différents éléments sans avoir à les toucher directement.

Une fois l’objectif installé, une simple calibration de la caméra est nécessaire, pour cela, il suffit de se laisser guider par les instructions communiquées par celle-ci.
On passe donc d’une situation où l’on devait envoyer sa caméra au SAV à une opération que l’utilisateur peut réaliser lui-même.
RETOUR A L’AVENTURE
Désormais, cette possibilité de réparation par soi-même est devenue une caractéristique obligatoire des caméras 360. C’est probablement une évolution aussi importante que l’amélioration de la résolution ou de la qualité d’image.
Attention tout de même, la simplicité du remplacement ne signifie pas que l’on peut changer son objectif au milieu d’une plage venteuse ou sur un chemin poussiéreux ! Il s’agit bien d’une réparation, et non pas d’un changement d’objectif comme on le fait avec un appareil reflex.
Randonnée, vélo, ski, moto, voyage, plongée dans certains cas, exploration… Les usages qui font tout l’intérêt d’une caméra 360 sont justement ceux qui augmentent le risque de chute ou de choc.
UNE PETITE REVOLUTION, FINALEMENT ?
Avant, une simple rayure pouvait transformer une caméra parfaitement fonctionnelle en appareil à envoyer au SAV. Désormais, l’utilisateur dispose d’une solution directe : le remplacement d’objectif n’est plus synonyme de caméra immobilisée.
Mais pour quelqu’un qui utilise réellement sa caméra 360 sur le terrain, c’est probablement l’une des améliorations les plus utiles de ces dernières années.
On peut davantage l’utiliser sans avoir constamment peur de la moindre rayure.
Et finalement, c’est peut-être cela le plus important : une caméra 360 doit donner envie de partir à l’aventure avec elle, pas de la laisser dans sa boîte par peur de l’abîmer.
Un objectif rayé ? On le remplace. Et on repart.